
Lâhindouisme nâest pas une religion nationale, câest une philosophie complĂšte, pratique, humaniste et universelle. Dâailleurs, le yoga postural, enfant de lâhindouisme, en tĂ©moigne: quel que soit notre style de vie, nos croyances ou leur absence, nous avons tous beaucoup de sympathie et dâadmiration pour le Yoga.
Yog signifie en sanscrit, joug, lien, union. Ă ce propos, voir notre traduction des Yoga SĆ«tra, en langue accessible pour tous, et notre sĂ©rie d’articles sur l’Ă©veil.
Au-delĂ des postures : lâunion avec le Divin
Les mystiques shivaĂŻtes [lien] dĂ©finissent le Yoga comme lâĂ©tat dâunion entre lâĂąme humaine et la force consciente universelle, Dieu.
En Occident, on rĂ©duit trop souvent le Yoga Ă la pratique posturale, comme une simple gymnastique. Or, dans la tradition hindoue, les postures (Äsana) ne reprĂ©sente quâune seule Ă©tape parmi les huit que le sage Patañjali a dĂ©crit dans les Yoga Sutra. Le vĂ©ritable Yoga est donc bien plus vaste que la pratique posturale : câest un cheminement intĂ©rieur.
Le Yoga est un Ă©tat de conscience actif: l’union entre lâĂąme humaine, Ätman, et la force consciente universelle, Dieu, ParamÄtman. Cet Ă©tat de conscience transforme l’ĂȘtre tout entier.
Vous croiserez sans doute plusieurs termes sanscrits pour dĂ©signer ces rĂ©alitĂ©s. On nomme lâĂąme individuelle Ätman, Brahman ou Ćiva, tandis que la Conscience suprĂȘme est appelĂ©e ParamÄtman, Parabrahman ou ParamaĆiva.
Une diversité de termes pour décrire une réalité unique: le Soi-Dieu.
Beauté, sagesse, harmonie : fruits de la réalisation du Soi
La quĂȘte de beautĂ©, de sagesse ou dâharmonie, poursuivie par tout artiste, poĂšte ou philosophe sĂ©rieux, nâest que lâĂ©cho de l’Ă©tat de Yoga.
Ces qualitĂ©s crĂ©atrices si dĂ©sirables se manifestent naturellement lorsquâon consacre sa vie Ă lâexpĂ©rience intĂ©rieure, lorsquâon veut rĂ©aliser sa vĂ©ritable nature et quâon cherche Ă connaĂźtre ce qui se tient tapi, lĂ , sous les oripeaux du corps fragile, de la personnalitĂ© malhabile.
Dâabord par fulgurances, l’Harmonie ou Sattva vient sous notre plume, pinceau, voix, ou musique, avant de sâexprimer enfin dans une manifestation grandiose, totale.
La source de Sattva, les Yogis lâont nommĂ©e le Soi ou le Soi-Dieu.

Au-delĂ des divisions
Loin de semer la discorde entre philosophie occidentale et philosophie âorientaleâ et dâopposer les religions entre elles, Culture du Sat Yuga rappelle simplement que le Yoga est le prolongement naturel de l’expĂ©rience intĂ©rieure, l’aboutissement de l’introspection, et la source des religions, comme l’exprime si bien ce vieil adage mystique des VĂ©das:
La Vérité est Une; les chemins vers Elle, multiples.
Un héritage métaphysique
DĂšs 1500-900 av. J.-C., lâhindouisme rĂ©pond aux grandes questions que se pose l’Humain:
- Quâest-ce que la conscience ?
- Qui est Dieu ?
- De quoi le monde sensible est-il fait ? Qu’est-ce que la nature?
- Pourquoi la souffrance, la mort, la finitude ?
- Quâest-ce que lâĂąme humaine ?
Poésie, art et mysticisme
La poĂ©sie et la philosophie se nourrissant de ces grands thĂšmes, la pratique du Yoga et lâĂ©tude de textes hindous enrichira forcĂ©ment vos travaux si vous ĂȘtes poĂšte, philosophe, ou conteur en quĂȘte de rĂ©alisation du Soi (ou engagĂ©s dans une voie mystique), peu importe votre religion de cĆur.
Quant aux artistes, leur rÎle étant de créer une poésie visuelle, leur créativité se trouvera nécessairement sublimée par le mysticisme et la pratique du Yoga.
Notre méthode
Par conséquent, notre méthode repose sur
- lâĂ©tude de textes mystiques hindous
- lâimportance de dĂ©velopper une conscience spirituelle, et
- l’importance de dĂ©velopper un intĂ©rĂȘt pour le fait religieux et le mysticisme.
La mĂ©thode que nous proposons nâest pas une invention de Culture du Sat Yuga. Elle est simple, et prend racine dans les textes sacrĂ©s de notre patrimoine religieux commun, plus particuliĂšrement dans:
- lâexpĂ©rience yogique, mystique
- la philosophie du Yoga,
- la mythologie hindoue.
Découvrir et commencer
Notre invitation est simple : puiser dans ces sources universelles, se laisser transformer par elles, et enfin, rendre Ă nos Ćuvres crĂ©atrices et ainsi, Ă la Culture, leur dimension harmonieuse, divine.
Il ne s’agit pas de lire la TĂ©trade comme on lirait un roman. Pour crĂ©er de belles Ćuvres dâart, il faut laisser ces textes pĂ©nĂ©trer notre ĂȘtre et nous transformer de l’intĂ©rieur. Car qui est lâartisan de lâĆuvre ? Câest le soi, lâindividu.
Pour que son geste devienne beau, profond, spirituel et intemporel, il doit dâabord manifester ces qualitĂ©s en lui-mĂȘme. Il faut ainsi que lâHarmonie (Sattva) sâĂ©veille dans sa conscience pour se manifester dans ses crĂ©ations et autour de lui.
Ainsi les beaux-arts, la musique, la poĂ©sie et la philosophie deviennent universels, Ă©levant l’Ăme de celui qui les crĂ©e et de ceux qui les reçoivent.
Aum.




